Programme EAV

Programme des journées d’étude des 27-28 novembre 2014

Populismes, Discours discriminatoires,  Education aux médias

Jeudi 27 novembre 2014

Horaires : 14h30 – 17h00

— 14h30-14h50
Introduction des journées et présentation du projet e-Engagement Against Violence : Annie Benveniste (CIRCEFT, Université Paris 8)
Table-ronde n°1 : Les Populismes, l’extrême droite et les discours discriminatoires
Présidente et discutante : Annie Benveniste

— 14h50- 15h20
Etienne Pingaud : Bilan du projet EAV, analyse des stratégies de recrutement de la jeunesse par les partis populistes et d’extrême droite

— 15h20-15h40
Joël Gombin (CURAPP – Université de Picardie Jules Verne) « Paradoxes de la dédiabolisation. Les discours frontistes entre euphémisation et références identitaires »

— 15h40-16h00
Mathieu Magnaudeix (Mediapart, Association des journalistes LGBT) « Les mots justes :  l’Association des journalistes LGBT face aux discours homophobes »

— 16h00-16h20
Flora Bolter (Centre LGBT) « Faire face aux recompositions idéologiques et discursives des mouvements LGBT-phobes en France aujourd’hui »

— 16h20-17h
Discussion et bilan

 


 

Vendredi 28 novembre

Horaires : 9h30 – 13h00

— 9h30
Accueil
Table ronde n°2 : Médias et quartiers populaires
Président et discutant : Christophe Magis

— 9h45-10h10
Julie Sedel : Représentations médiatiques des banlieues et construction médiatique des quartiers populaires.

— 10h10-10h40
Discussion Edouard Zambeaux, Philippe Merlant : donner la parole au public populaire, difficultés et dispositifs

— 10h40-11h10
Discussion avec la salle

— 11h10-11h25
Pause
Table –ronde n°3 : Les médias et le genre
Présidente et discutante : Marlène Loicq

— 11h25 -11h55
Cégolène Frisque : Positionnements des femmes journalistes et rapports au genre.

— 11h55-12h10
Marie Kirschner (Prenons la Une) La place des femmes dans les médias

— 12h10- 12h30
Sophie Jehel : Les politiques publiques médiatique récentes et l’égalité hommes-femmes, mise en perspective et analyse critique.

— 12h30-13h
Discussion
Déjeuner possible à la cafétéria dans l’enceinte des Archives (entre 7 et 15€)

 


 

Vendredi 28 novembre

Horaires : 14h00 – 17h30

Table-ronde n°4 éducation aux médias et discours discriminatoires, approches théoriques
Présidente et discutante : Sophie Jehel

— 14h00-14h20
Laurence Corroy : Education aux médias, citoyenneté et créativité, les enjeux de l’éducation aux médias au XXIe siècle.

— 14h20-14h40
Marlène Loicq : L’éducation interculturelle aux médias : un enjeu de lutte contre les discriminations. Approche comparative des discours institutionnels de la France, du Québec et de l’Australie.

— 14h40-15h00
Marie France Malonga : Enseigner les minorités et les médias à l’Université, enjeux et résistances

— 15h00-15h30
Discussion

— 15h30-15h40
Pause
Table ronde n° 5 : Education aux médias et stéréotypes, retours d’expérience
Laurence Corrroy : présidente et discutante

— 15h40-15h55
Karine Warnery : dérégulation des comportements des collégiens et utilité d’une éducation aux médias, les attentes d’une enseignante vis-à-vis du programme e-EAV.

— 15h55-16h10
Veronika Zagyi, Retour d’expérience: La plateforme d’e-EAV entre techniques de production médiatique et reproduction de techniques.

— 16h10-16h30
Christophe Magis et Sophie Jehel : Bilan du programme d’éducation aux médias E-engagement against violence conduit en France.

— 16h30-16h45
Témoignages d’enseignants et d’éducateurs participants au projet EAV : Karine Bertrand, Elodie Dulieu, Adda Soria.

— 16h45-17h
Andrée Sfeir: Présentation de l’action de l’association Eveil (DVD )

— 16h45-17h00
Christian Gautellier : les actions des CEMEA en matière d’éducation aux médias

— 17h00-17h30
Discussion

Présentation des intervenants

Annie Benveniste est anthropologue, maître de conférences HDR au Département de Sciences de l’éducation et dans le master pluridisciplinaire « Genre » de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Elle a coordonné la première partie du projet e-Engagement against violence.
Elle a fait plusieurs recherches sur l’immigration, l’ethnicisation des rapports sociaux et plus récemment sur la notion de violence dans les études anthropologiques.

Flora Bolter est coprésidente du centre LGBT de Paris – Ile-de-France.

Laurence Corroy est Maître de conférences HDR en sciences de l’information et de la communication, spécialiste en éducation aux médias. Ses recherches portent sur les pratiques médiatiques des adolescents et la consommation médiatique des jeunes. Elle est par ailleurs Vice-présidente en charge des finances de l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Elle a fondé et dirige la revue Jeunes et Médias, les Cahiers francophones de l’éducation aux médias et participe à la chaire Unesco dirigée par Divina Frau-Meigs, « Savoir devenir à l’ère du numérique ».

Cégolène Frisque est Maître de conférences en sociologie à l’IUT de La Roche sur  (Université de Nantes) et chercheuse au Centre de recherche sur l’action publique en Europe (CRAPE, Rennes, UMR 6051) associée au Centre nantais de sociologie (CENS, EA 3260). Elle est spécialiste de la sociologie des médias et du journalisme et des constructions identitaires liées au genre dans la profession de journalisme.

Christian Gautellier est directeur national des Ceméa en charge des Publications et du Pôle Médias, éducation et citoyenneté. Il est président du Collectif Enjeux e-médias, dont les objectifs sont la défense du droit des citoyens à une information de qualité, pluraliste et indépendante, la construction des bases d’un débat constructif sur les moyens de corégulation des médias, avec l’ensemble des partenaires de la société civile, des pouvoirs publics et des industries de contenu, et la promotion de l’éducation aux médias, à l’information et au numérique, pour tous les enfants et les jeunes, et tout au long de la vie .Il est membre du Conseil d’orientation du Clémi et du groupe d’experts sur la protection de l’enfance, du CSA.
Joel Gombin achève sa thèse portant sur le vote pour le Front national à l’université de Picardie-Jules Verne. Ses travaux tentent d’articuler une explication sociologique du vote à un intérêt marqué pour l’espace et la géographie.
Sophie Jehel est sociologue, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, chercheur au CEMTI. Elle a coordonné la seconde partie du projet e-Engagement against violence. Ses recherches portent sur la réception des médias par les jeunes, en particulier la téléréalité, l’éducation aux médias, les médiations sociales face aux médias, notamment.

Marlène Loicq est docteure en sciences de l’information et de la communication de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Ph. D en communication publique de l’Université Laval au Québec et actuellement présidente du Centre d’études sur les jeunes et les médias. Ses travaux portent sur les médias et l’interculturalité, les pratiques médiatiques des jeunes et l’éducation aux médias. Sa thèse montre les points de convergence de l’éducation aux médias et des problématiques interculturelles dans trois contextes socio-politiques distincts (Australie, France, Québec) qui en contraignent fortement les conditions de rapprochement. Ces travaux permettent ainsi de proposer les piliers d’une éducation interculturelle aux médias fondée sur un travail approfondi autour des questions de représentation.

Christophe Magis est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, chercheur au Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (Cemti). Il a participé à la seconde partie du projet e-Engagement Against Violence. Ses recherches portent principalement sur l’économie politique des industries culturelles et de la communication.

Mathieu Magnaudeix est journaliste à Mediapart, membre fondateur de l’association des journalistes lesbiennes, gay, bi et trans (AJL).

Marie-France Malonga est sociologue des médias, docteure en sciences de l’information et de la communication, spécialiste des représentations sociales et médiatiques des minorités. Elle a écrit plusieurs articles sur le sujet et elle est l’auteure de la première étude du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur la représentation des « minorités visibles » à la télévision française, sortie en 2000. Elle enseigne actuellement la l’université de Paris 6 ainsi qu’à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. »

Philippe Merlant est journaliste, cofondateur du site internet Place Publique et coordinateur du projet Reporter Citoyen.

Etienne Pingaud est actuellement postdoctorant en science politique, après avoir soutenu en décembre 2013 une thèse de sociologie sur la diffusion de l’islam dans les quartiers populaires. Il a participé aux deux projets européens E-Engagement Against Violence et RAGE.

Pauline Reboul co-directrice de l’association Fréquence écoles, dédiée à l’éducation aux médias. Elle est spécialiste des pratiques culturelles des jeunes, ancienne chargée de cours à l’Université́ de Grenoble, et développe notamment les activités de recherche de l’association.

Julie Sedel est Maître de conférences à l’IUT Robert Schuman (Université de Strasbourg), chercheuse à l’UMR 7363 SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe), chercheuse associée au Centre de sociologie européenne (EHESS) et membre du comité de rédaction de la revue Politiques de communication. Elle est spécialiste de la sociologie du journalisme et des classes populaires et notamment des représentations médiatiques des banlieues et quartiers populaires.

Andrée Sfeir Déléguée Générale de l’association EVEIL, Présidente du COFRADE (Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant), EVEIL, Association agréée par le Ministère de l’Education nationale, 105 Chemin de Ronde – 78290 Croissy-sur-Seine, www.eveil.asso.fr.

Karine Warnery professeur, Collège Le Calloud, La Tour du Pin, enseignante engagée dans le programme e-Engagement against Violence.

Veronika Zagyi est doctorante au Centre d’études sur les médias, les technologies & l’internationalisation à l’Université Paris 8 et à l’Institute for Art Theory and Media Studies de l’Université Eötvös Loránd. Sa thèse porte sur l’intégration du web dans les pratiques rédactionnelles en France et en Hongrie. Elle collabore à un projet « Apprentissage tout au long de la vie » portant sur l’enseignement du journalisme en Europe, Integrated journalisme in Europe.  Elle est membre fondatrice de l’association de jeunes chercheur.se.s Moteurs de recherche.

Édouard Zambeaux est journaliste spécialisé sur les banlieues et les questions sociales, producteur de l’émission Périphéries sur France Inter. Il est l’auteur d’une enquête « en prison avec les ados » aux éditions Denoël.

e-engagement against violence

Le projet e-engagement réunit un consortium d’universités et d’instituts de recherche de sept pays européens. Ils représentent un éventail de différentes politiques d’immigration et de protection sociale ; différentes manières de traiter les problématiques de genre et d’homophobie. Ils ont été confrontés différemment au racisme et au populisme dans l’histoire. Les chercheurs de ces pays doivent chacun écrire un état de la question sur les théories qui ont défini et analysé les politiques qualifiées d’extrême droite et de populistes ; déconstruire cette dernière notion que son extension rend parfois inopérante. L’état de la question doit rendre compte de l’historicité et du contexte d’émergence de la construction d’un autre racialisé, genré ou défini à partir de ses choix sexuels.

Le projet analyse les stratégies de communication des organisations « populistes », et comporte également tout un volet pratique pour monter des programmes d’intervention dans les écoles.

Les objectifs de ce projet sont les suivants :

  1. Etablir une cartographie des mouvements dits « populistes » dans sept pays d’Europe (Autriche, Belgique, Bulgarie, France, Grande Bretagne, Italie, Slovénie) et analyser leurs discours et leurs communication sur les médias numériques.
  2. Analyser leurs stratégies de communication, en regardant, en particulier, comment les organisations populistes se sont approprié les nouveaux media pour diffuser leurs messages.
  3. déconstruire les stéréotypes populistes par rapport à la race, au genre, au handicap, et à l’orientation sexuelle.
  4. Donner les moyens aux jeunes de s’engager contre les stéréotypes par l’éducation aux médias et le développement de leurs capacités participatives.
  5. Créer une procédure de formation en ligne via une plateforme numérique pour former les enseignants et les éducateurs à l’éducation aux médias et à l’analyse des discours populistes.

Consulter le site du projet (en anglais) : http://www.engagementproject.eu/